Avant d'être une boisson, le maté était un cadeau.
Dans les forêts luxuriantes de l'actuel Paraguay, le peuple Guaraní l'appelait ka'a et la considérait comme une plante sacrée. La légende raconte que la déesse de la lune descendit un jour sur Terre et fut sauvée d'une bête sauvage par un chasseur. Pour le remercier, elle lui offrit une plante dont les feuilles pouvaient être infusées dans l'eau chaude : un présent de repos, de chaleur et d'amitié.
C’est ainsi que le maté est né : comme symbole de gratitude et de lien.
Chez les Guaranis, partager le maté était plus qu'un simple geste d'hospitalité : c'était une manière d'honorer l'esprit de la nature. Chaque gorgée portait en elle un murmure de la forêt, des rivières et de la terre qui les nourrissait. Le cercle formé autour du maté était sacré, et personne n'était laissé de côté. C'était un rituel qui enseignait la patience, le respect et l'égalité : une calebasse, une boisson, transmises de main en main.
À l'arrivée des colons, le maté commença à voyager au-delà de la jungle. Les missionnaires jésuites le cultivèrent dans leurs missions et contribuèrent à sa diffusion dans toute la région du Río de la Plata. De là, il devint la boisson des voyageurs, des bergers, des gauchos et des familles réunies autour d'un feu. Dans les vastes plaines, le maté était synonyme de réconfort, de compagnie et de constance – une pause dans le rythme du labeur, un symbole de fraternité sur la route sans fin.
Au fil du temps, le maté est devenu un témoin discret du quotidien en Amérique du Sud. Il était présent le matin avant le travail, lors des longues conversations au crépuscule et dans les moments de solitude. Il franchissait les barrières sociales : des ranchs aux villes, des cuisines modestes aux salons élégants. Peu importait qui tenait la calebasse, le geste restait le même : partager, écouter, être présent.
Elle a changé de forme – de la calebasse au métal, du bois sculpté à la céramique – mais n'a jamais perdu sa signification : rassembler les gens. Et, sans tambour ni trompette, le maté a recommencé à voyager, cette fois bien au-delà de l'Amérique du Sud. Des terres du Río de la Plata à l'Europe, et même dans certains pays arabes où il a retrouvé un esprit de convivialité et d'hospitalité familier, ce rituel s'est répandu et a emprunté de nouvelles voies. Ce qui était autrefois une coutume locale est devenu un langage universel de partage.
L'amour aujourd'hui : un rituel qui évolue
Des siècles plus tard, le maté continue de rassembler les gens. On peut le préparer avec de l'eau ou du lait, le déguster seul ou entre amis, sucré ou amer, dans une calebasse traditionnelle ou un maté moderne en silicone. L'important n'est pas sa préparation, mais l'espace qu'il crée : un moment de chaleur, de simplicité et de convivialité.
Chez Luv Mate , nous croyons que cet héritage mérite de perdurer, en s'adaptant à notre rythme de vie moderne sans en perdre l'essence. Nous perpétuons la tradition, une gorgée partagée à la fois.